Un sinistre ? Une question ? Besoin d'être orienté ? ☎ 06 16 79 86 53
🛡️ Le Portail des Assurés — média indépendant d'information et d'orientation
⚖️ TROUVER UN AVOCAT INDÉPENDANT Professionnel référencé — libre choix 🔎 FAIRE ANALYSER MON DOSSIER GRATUIT Première analyse et orientation 📋 TROUVER UN EXPERT INDÉPENDANT Professionnel distinct du Portail

Le Portail des Assurés n'est pas un cabinet de courtage et ne vend aucun contrat d'assurance.

CCI de Montreuil : adresse, contact et informations pratiques

Le Portail des Assurés
Luc Morin

Par Luc Morin — Le Portail des Assurés

Ancien inspecteur d’assurance. Qui sommes-nous ?

CCI de Montreuil : adresse, contact et informations pratiques

Réponse directe : le pôle CCI de Montreuil regroupe plusieurs commissions territoriales. La commission compétente dépend du lieu où l’acte de soins a été réalisé, et non simplement du domicile de la victime.

Adresse de la CCI de Montreuil

Tour Altaïs
1 place Aimé Césaire
CS 80011
93102 Montreuil Cedex

Téléphone : 01 49 93 89 20
Fax : 01 49 93 89 30

Quelles commissions sont rattachées au pôle de Montreuil ?

Basse-Normandie (+ Saint-Pierre-et-Miquelon), Bretagne, Centre, Haute-Normandie, Île-de-France, Nord-Pas-de-Calais, Pays de la Loire, Picardie et La Réunion.

Adresses e-mail utiles

Île-de-France : idf@commissions-crci.fr

🔥 Le conseil de Luc Morin

Ne choisissez pas votre CCI à partir de votre domicile : partez du lieu des soins et vérifiez la commission avant tout envoi.

Le Protocole Adresse CCI du Portail des Assurés

  1. Identifiez le lieu exact des soins concernés.
  2. Vérifiez la commission territoriale compétente.
  3. Contrôlez les coordonnées officielles avant l’envoi.
  4. Conservez une copie complète du dossier et une preuve de transmission.
  5. Préparez séparément votre chronologie médicale et vos préjudices pour l’expertise.

« Trouver la bonne adresse est la première étape. Présenter un dossier médical lisible et chronologique est celle qui donnera ensuite du sens à votre saisine. » — Luc Morin

Comprendre toute la procédure CCI

CCI : procédure, expertise, ONIAM, délais et indemnisation →

← Voir toutes les adresses CCI

Cas pratique CCI : pourquoi demander les avis d’imposition avant l’expertise ?

La situation

Une femme saisit la CCI après le décès de son conjoint, survenu à la suite d’une prise en charge médicale qu’elle estime inadaptée. Elle constitue également le dossier au nom de ses enfants, mineurs au moment du décès. Le dossier médical et les justificatifs d’état civil ont déjà été réunis.

Son avocat lui demande plusieurs avis d’imposition afin de préparer le calcul du préjudice économique des proches. Elle s’interroge : pourquoi transmettre des documents fiscaux aussi personnels alors qu’aucune expertise n’a encore eu lieu et qu’aucun droit à indemnisation n’a encore été reconnu ?

La réponse du Portail des Assurés

Oui, cette demande peut être cohérente dès la constitution du dossier. Dans un dossier concernant le décès d’une victime, les proches peuvent invoquer un préjudice économique. Pour l’évaluer, il faut pouvoir reconstituer la situation financière du foyer avant et après le décès. Les avis d’imposition peuvent donc servir de justificatifs, même si l’expertise et la décision sur le principe de l’indemnisation interviennent plus tard.

L’ONIAM demande, lors de la saisine d’une CCI, les éléments permettant d’apprécier la nature et l’importance des préjudices, y compris économiques. Pour les ayants droit d’une personne décédée, des documents établissant les liens avec la victime et permettant d’apprécier leurs préjudices doivent également être produits.

En revanche, il est légitime de demander à son avocat à quoi sert chaque année fiscale réclamée. Les pièces transmises doivent avoir une utilité identifiable pour le calcul du préjudice. Une année qui paraît sans rapport avec la période étudiée mérite simplement une explication.

🔥 Le conseil de Luc Morin

Ne confondez pas justifier un préjudice et avoir déjà obtenu le droit à indemnisation. Préparer les justificatifs économiques en amont permet de documenter le dossier. Mais lorsque l’on vous demande une pièce très personnelle, demandez toujours quel poste de préjudice elle sert à calculer et quelle période doit réellement être étudiée.

« Un avis d’imposition n’est pas demandé pour raconter votre vie fiscale. Dans un dossier de décès, il peut servir à reconstruire l’équilibre économique du foyer avant et après le décès. Chaque pièce doit toutefois avoir une fonction précise dans le calcul. » — Luc Morin

À retenir : la demande d’avis d’imposition avant l’expertise n’est donc pas, en elle-même, anormale. Elle peut permettre d’anticiper la justification du préjudice économique des ayants droit. Si certaines années demandées paraissent difficiles à comprendre, demandez au professionnel qui suit le dossier de préciser leur utilité dans son calcul.

Cas pratique CCI : décès d’un nouveau-né et accompagnement lors de l’expertise

La situation

Après une grossesse décrite comme sans complication particulière, un enfant naît par césarienne et présente rapidement de graves difficultés nécessitant une réanimation puis une prise en charge en néonatalogie. L’enfant décède peu après sa naissance. Les examens médicaux et l’autopsie mettent en évidence plusieurs lésions sévères.

Les parents contestent les conditions de la prise en charge autour de l’accouchement et de la naissance. Ils ont saisi la CCI. Des experts de plusieurs spécialités ont été désignés et l’expertise est en cours. La mère souhaite savoir si elle peut être accompagnée par un professionnel afin de comprendre les conclusions des experts et défendre ses droits.

La réponse du Portail des Assurés

Dans un dossier aussi grave et techniquement complexe, il est particulièrement important de distinguer les faits médicaux établis des conclusions qui doivent encore être discutées contradictoirement. Les parents peuvent avoir de fortes convictions sur l’origine du décès, mais ce sont notamment le dossier obstétrical, les tracés de surveillance, le dossier d’anesthésie, les comptes rendus opératoires, les données de réanimation et de néonatalogie, l’imagerie, l’autopsie et les constatations des experts qui permettront d’analyser la chronologie et l’imputabilité.

Dans le cadre d’une expertise CCI, la victime ou, en cas de décès, ses proches concernés par la procédure peuvent se faire assister. Selon les besoins du dossier, l’accompagnement peut notamment être assuré par un avocat pratiquant le dommage corporel et par un médecin-conseil de victime. Leurs rôles sont différents : l’avocat veille notamment aux intérêts juridiques et à la procédure, tandis que le médecin-conseil aide à comprendre et discuter les questions médico-légales.

Dans ce type de dossier, l’accompagnement est particulièrement utile pour préparer les questions avant l’expertise, vérifier que les pièces importantes ont été examinées, faire préciser les éventuelles divergences entre documents médicaux et comprendre ce que les experts retiennent ou écartent.

🔥 Le conseil de Luc Morin

Lorsqu’un décès survient autour de la naissance, ne transformez pas l’expertise en confrontation émotionnelle avec l’établissement, aussi douloureuse que soit la situation. Faites établir une chronologie minute par minute lorsque les documents le permettent et préparez les points médicaux qui doivent recevoir une réponse. L’objectif est que les experts expliquent précisément ce qui s’est produit, pourquoi et quelles conséquences peuvent être imputées à la prise en charge.

« Dans un dossier obstétrical dramatique, défendre ses droits ne consiste pas à parler plus fort que les experts. Il faut arriver avec les bonnes pièces, les bonnes questions et, lorsque c’est nécessaire, les bons professionnels à ses côtés. » — Luc Morin

La check-list du Portail des Assurés

  • Dossier obstétrical et dossier complet de l’accouchement.
  • Tracés de surveillance disponibles.
  • Compte rendu de césarienne et dossier d’anesthésie.
  • Dossier de réanimation et de néonatalogie.
  • Imagerie, examens biologiques et autres investigations utiles.
  • Rapport d’autopsie et documents permettant d’éclairer d’éventuelles divergences.
  • Chronologie précise des événements.
  • Questions écrites à soumettre lors de l’expertise.

Point essentiel : le Portail des Assurés ne peut pas conclure, à partir du seul récit, qu’une faute a causé le décès. C’est précisément l’objet de l’analyse médico-légale contradictoire. En revanche, au regard de la gravité et de la technicité d’un tel dossier, préparer sérieusement l’expertise et envisager un accompagnement spécialisé est cohérent.

Cas pratique CCI : AVC diagnostiqué tardivement après plusieurs passages aux urgences

La situation

Une patiente consulte pour d’importantes céphalées. Un examen d’imagerie est envisagé si les symptômes persistent. Malgré une consultation aux urgences, elle rentre chez elle avec un diagnostic différent. Devant la persistance des symptômes, elle revient à l’hôpital et un scanner finalement réalisé met en évidence un accident vasculaire cérébral (AVC). Elle conserve des séquelles ayant notamment des conséquences professionnelles.

Une saisine de la CCI est engagée et une expertise approche. La victime cherche à savoir comment préparer cette expertise et s’il est utile d’être assistée par un médecin-conseil de victime et un avocat.

La réponse du Portail des Assurés

Le diagnostic tardif d’un AVC ne suffit pas, à lui seul, à établir une faute et un droit à indemnisation. L’expertise devra reconstituer précisément les symptômes présentés à chaque consultation, les constatations médicales, les examens réalisés ou envisagés, le moment auquel l’AVC pouvait raisonnablement être diagnostiqué et surtout les conséquences médicales éventuelles du délai contesté.

L’une des questions centrales peut être celle de la perte de chance : une prise en charge plus précoce aurait-elle offert à la patiente une probabilité réelle d’éviter tout ou partie des séquelles ? Cette question nécessite une analyse médicale individualisée ; elle ne peut pas être déduite du seul nombre d’heures ou de jours écoulés avant le scanner.

Avant l’expertise, l’assistance d’un médecin-conseil de victime ayant une expérience pertinente en neurologie ou dans les dossiers neurovasculaires peut être particulièrement utile pour analyser la chronologie et préparer les questions médico-légales. Un avocat pratiquant le dommage corporel peut, selon la complexité et l’importance du préjudice, accompagner la victime sur les questions de responsabilité, de perte de chance et d’indemnisation.

🔥 Le conseil de Luc Morin

Dans un dossier d’AVC diagnostiqué tardivement, construisez une chronologie aussi précise que possible : premiers symptômes → première consultation → consignes données → passage aux urgences → évolution des symptômes → nouvelle consultation → imagerie → diagnostic → traitement. C’est cette chronologie qui permettra de discuter sérieusement ce qu’une prise en charge plus précoce aurait pu changer.

« Dans un retard de diagnostic d’AVC, le débat ne s’arrête pas à savoir si le diagnostic aurait pu être posé plus tôt. Il faut aussi déterminer ce qu’une prise en charge plus précoce aurait réellement pu changer pour la victime. » — Luc Morin

La check-list Expertise AVC du Portail des Assurés

  • Dossiers des premières consultations et des urgences.
  • Ordonnances et consignes médicales données à la patiente.
  • Heures et dates des différents passages lorsqu’elles sont disponibles.
  • Compte rendu du scanner et autres examens d’imagerie.
  • Dossier neurologique et traitements mis en œuvre après le diagnostic.
  • Documents de rééducation et bilan des séquelles.
  • Justificatifs des conséquences professionnelles et du handicap.
  • Chronologie écrite à remettre au médecin-conseil avant l’expertise.

Le réflexe Portail : ne choisissez pas un médecin-conseil uniquement parce qu’il est géographiquement proche. Pour un dossier neurovasculaire complexe, vérifiez surtout que son expérience lui permet d’analyser utilement la question médicale posée par l’expertise.

Les autres pôles CCI

Source officielle

ONIAM — Trouver ma commission

Décès ou séquelles néonatales après césarienne : le Portail propose désormais une méthode dédiée pour reconstruire monitoring, décision d’extraction, hypoxie, réanimation et conséquences maternelles ou infantiles. Voir le guide Césarienne et expertise →

Vous êtes confronté à une situation similaire ?

La CCI compétente et la constitution du dossier sont deux questions distinctes. Si vous envisagez une saisine ou si votre dossier CCI rencontre une difficulté, vous pouvez présenter votre situation au Portail des Assurés.

Vous pouvez notamment indiquer : la date et le lieu des soins, la nature de l’accident médical, vos séquelles, les principaux documents médicaux, les démarches déjà faites et la difficulté rencontrée.

Faire analyser ma situation →

Premier regard sur votre situation. Le Portail des Assurés ne remplace ni une consultation médicale ni une consultation juridique.

add_action( 'generate_after_footer_content', function() { echo '
Charte | Mentions légales
'; } );